Après la psychose créée par les médias russes depuis quelques jours, la crainte d'une "Troisième guerre mondiale" gagne du terrain. C'est désormais la Turquie qui tire la sonnette d'alarme, inquiète de la tournure que peut prendre le conflit syrien. "Si cette guerre par procuration continue, après ça, je vais être clair, les États-Unis et la Russie vont arriver au point de déclencher une guerre", a mis en garde le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus au Daily Mail.
Ce dernier estime que le conflit syrien a mis le monde "au bord d’une vaste guerre régionale ou mondiale". L'avertissement turc survient après que plusieurs médias russes aient déjà annoncé la "Troisième guerre mondiale" ces derniers jours. Ils annoncent notamment que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont "abattre" les avions américains.
Face à l'urgence humanitaire, Moscou a néanmoins décidé mardi un arrêt immédiat des raids des aviations russe et syrienne sur Alep, en geste "de bonne volonté" et pour permettre l'évacuation des civils des quartiers rebelles de cette ville syrienne intensément bombardée depuis bientôt un mois.
La diplomatie américaine s'est dite sceptique devant cette annonce surprise de la Russie. Par ailleurs, l'Élysée a annoncé mardi que François Hollande allait s'entretenir avec Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'"une réunion de travail" sur la crise syrienne, mercredi à Berlin, à l'issue d'un sommet sur l'Ukraine.















