Deux semaines après le meurtre de deux policiers, chez eux à Magnanville (Yvelines), c'est une fuite qui fait frémir. Selon RTL, les données personnelles d'environ 112.000 policiers, et de leurs proches adhérents de la Mutuelle Générale de la Police, se sont retrouvées sans protection sur Internet. Une plainte a été déposée la semaine dernière et une enquête est ouverte à Toulouse. Selon la radio, elle vise un employé de la mutuelle qui aurait agi par vengeance.
Le piratage remonte au 2 juin dernier, lorsqu'un responsable d'agence de la mutuelle, installé à Limoges, décide de copier le fichier des adhérents pour le télécharger sur le cloud de Google. En clair, les adresses et numéros de téléphone de 112.000 policiers, actifs et retraités, se retrouvent alors sur un support non sécurisé, protégé par un simple mot de passe. La direction de la mutuelle, qui a mis à pied l'employé indélicat, a mis trois semaines pour découvrir l'étendue des dégâts.
"C'est extrêmement préoccupant", s'inquiète Nicolas Conte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Police-FO, qui réclame des institutions qu'elles "renforcent leur sécurité". En attendant les conclusions de l'enquête judiciaire, Google France a été prié d'effacer les données sensibles de ses fichiers. L'opération de nettoyage serait en cours.















