Le djihadiste français Rachid Kassim, âgé de 29 ans, très actif sur la Toile et les messageries cryptées, apparaît comme celui qui a inspiré le commando de jeunes femmes qui a tenté de commettre un attentat en plein Paris.
François Molins, le procureur de la République de Paris, n'a pas dévoilé de nom en assurant, vendredi, que le commando de jeunes femmes interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'attentat avorté à la voiture piégé, le week-end dernier près de Notre-Dame de Paris, avait été « téléguidé » par des djihadistes du groupe Etat islamique (EI) depuis la Syrie. Selon plusieurs sources, l'un de ces mystérieux commanditaires n'est autre qu'un certain Rachid Kassim. Depuis plusieurs semaines, le nom de ce père de famille de 29 ans, originaire de Roanne (Loire), est apparu au détour de plusieurs attentats commis en France ou de projets déjoués.
« Toutes les jeunes femmes arrêtées, jeudi soir, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) étaient plus ou moins en contact avec ce djihadiste, via Internet ou la messagerie cryptée Telegram, révèle un proche de l'affaire. Cet homme est depuis un moment dans le collimateur des services de renseignement. »
Selon les informations du "Parisien", Inès Madani, 19 ans, l'un des principaux membres du commando terroriste démantelé, aurait échangé des messages avec Rachid Kassim, avant de se décider à prendre le volant de la Peugeot 607 familiale remplie de bouteilles de gaz et de tenter de commettre un attentat au cœur de Paris. « Cette jeune fille a agi quelque part comme la fondée de pouvoir de ce djihadiste avant de recruter ses amies et les mener dans ce projet d'attentat », avance la même source.
« Aujourd'hui, cet homme apparaît comme le donneur d'ordre, le planificateur ou celui qui suscite des vocations », ajoute un haut fonctionnaire, qui a vu apparaître l'ombre de Rachid Kassim derrière le meurtre d'un couple de policiers, le 13 juin dernier, à Magnanville (Yvelines), mais aussi celui du père Jacques Hamel, le 26 juillet, dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Eure).
Présenté comme un acteur particulièrement prosélyte de la « djihadosphère », Rachid Kassim utilise régulièrement Internet comme outil pour y prodiguer ses « bons » conseils aux « aspirants » djihadistes, fournir des « techniques » pour leur éviter de voir leurs conversations espionnées par les services de renseignement ou encore pour y diffuser sa conception de l'islam et divers « types » d'actions d'une extrême violence. « Ce type tire les ficelles depuis la Syrie, où il a trouvé refuge»















