Face à la vague d'attentats qui a frappé la France, François Hollande avait annoncé, le 19 septembre, une réforme du Fonds de Garantie des victimes des actes de Terrorisme (FGTI). Le chef de l'État a promis qu'il œuvrerait pour une indemnisation "juste et transparente" dont les ressources seraient "revues en conséquence". C'est désormais chose faite. La secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, l'a annoncé ce mercredi 19 octobre : la taxe sur les contrats d'assurance, appelée "taxe attentat", va passer de 4,30 à 5,90 euros, soit une hausse de 37%.
Cette taxe a été créée en 1986, au lendemain des attentats des rues Copernic et Marbeuf à Paris. Elle est depuis cette date financée à partir d'un prélèvement sur chaque contrat d'assurance (habitation, voiture, etc.) en France. Initialement fixée à 3,30 euros par contrat, elle est depuis passée à 4,30 euros. Et grâce aux 90 millions de contrats d'assurés, la taxe, qui générait jusqu'alors 390 millions d'euros de recette par an, va désormais en rapporter "140 millions" en plus "par an", a indiqué Juliette Méadel.















