Arnaud Dumontier, maire (LR) de Pont-Sainte-Maxence et Président de l'OPAC de l'Oise, ne fait pas dans la dentelle. La lutte contre les incivilités a été dès son élection municipale de 2014, l'une de ses préoccupations majeures. Aujourd'hui l'élu entend aller plus loin dans son action, en tapant directement au portefeuille de ceux qui se rendent coupables de la dégradation de la qualité de vie dans la cité.
Dans un communiqué du 27 septembre 2018, il est précisé que sur proposition du maire de la ville, le conseil municipal, en sa séance du mercredi 26 septembre, a voté une aggravation des contraventions en votant la création d’un tarif d’enlèvement et de nettoiement des déjections canines, des mégots et autres déchets et crachats.
Ainsi la déjection canine non ramassée passe de 68 € à 335 € ; le jet de mégot ou de déchet en tout genre passe de 68 € à 135 € ; le crachat passe de 68 € à 135 €. Des moyens humains comme matériels ont été créés ou renforcés afin de garantir la propreté de la ville ainsi qu'un numéro téléphonique «brigade de propreté au 03 44 72 68 47 et une adresse e-mail: proprete@pontsaintemaxence.fr
Selon les élus "cet alourdissement des sanctions financières s’explique à la fois par la volonté de la municipalité de préserver la qualité de vie (propreté des rues et des espaces verts (notamment Champs de Mars, place du Château Richard, montée de la côte des Terriers etc.) que par la volonté de contribuer à la protection de notre environnement dont tous s’accordent à reconnaître la situation d’urgence absolue (les filtres usagés contiennent, entre autres, des substances nocives qui se libèrent dans les réseaux d’assainissement des eaux, non équipés pour les traiter".
Nicotine, phénols et autres métaux lourds se répandent dans les eaux des stations d’épuration. Or, on estime qu’un seul mégot peut polluer 500 litres d’eau. Pis encore, cette pollution est durable, puisqu’un mégot peut mettre jusqu’à 12 ans pour se dégrader totalement)
Sources /Ville de Pont-Sainte-Maxence /Photo DR
















