Après seulement quatre mois à son poste à France Télévisions, Michel Field pourrait déjà être mis à la porte. Alors que l'ancien journaliste s'est donné pour mission de dépoussiérer le service public, les syndicats ont décidé de soumettre au vote du personnel une motion de défiance à l'encontre du directeur de l'information.
Le principal intéressé à d'ores et déjà annoncé qu'il refusait de démissionner et a fait une première concession avant cette consultation générale : l'émission politique hebdomadaire que devait présenter Karim Rissouli sera confiée à des journalistes de la chaîne. L'idée de faire appel à un producteur extérieur est abandonnée. Toutefois, il n'est pas certain que cela soit suffisant pour stopper la grogne. "Ce sera un scrutin à bulletin secret (...) donc je ne vais pas vous livrer mon vote, explique Manuel Tissier. Ce qui s'est passé là, ils (la direction) le voient déjà comme un signal de défiance. La vraie question qui va se poser c'est : 'peut-on travailler avec un directeur de l'info qui a perdu la confiance ?". "Sa parole est totalement disqualifiée", estime le président de la société des journalistes de France 2.















