La municipalité FN de Fréjus compte demander aux artistes et aux artisans d'art qui occupent des locaux à loyer modérés en ville d'assurer en plus bénévolement l'accueil d'enfants de maternelle et de primaire au motif qu'"il y a un minimum de retour". Les artistes se disent surpris et inquiets. Ils soulignent qu'ils contribuent au label "ville d'art et histoire".
Les choses sont "extrêmement simples", estime David Rachline, le sénateur-maire FN de Fréjus : "La ville finance en grande partie le loyer d'un certain nombre de ces dames et messieurs (...) Il y a un minimum de retour (...). Le débat va s'arrêter ici: soit cela se passe bien et tout le monde est d'accord pour participer, soit je mets un terme à cette histoire où l'on paye des loyers à tout le monde. Voilà donc c'est clair, comme cela je l'aurai dit publiquement", explique-t-il dans un enregistrement dont l'AFP a eu copie. Et le "minimum de retour" consiste pour les artistes et les artisans d'art qui bénéficient de locaux dans la vieille ville pour un loyer modéré - 2,50 euros le mètre carré - à accueillir des enfants de primaire et de maternelle dans leurs ateliers, dans le cadre de l'aménagement des rythmes scolaires.















