Un rapport remis récemment au ministre du Budget et des finances, Michel Sapin, par l'association française de lutte contre la contrefaçon (Unifab), établit que la vente de produits contrefaits alimente les organisations terroristes. Ce type de délit est difficile à traquer dans une économie mondialisée. C’est l’activité criminelle la plus lucrative qui est la moins sanctionnée. Quand un dealer fait 200% de profit sur un kilo de cocaïne, un contrefacteur de Viagra fait une culbute de 2.000%. Ces taux de rendement n’ont pas échappé aux réseaux terroristes. Pourquoi prendre des risques dans le trafic de drogue ou la prostitution alors que la fabrication et la distribution de produits contrefaits rapporte plus que ces deux crimes réunis ? Selon la commission spécialisée de l’ONU, c’est un business qui représente déjà 10% du commerce mondial et qui rapporterait 1.500 milliards d'euros à ses initiateurs travers le monde.















