Une semaine après l'agression de deux surveillants à Osny (Val-d'Oise), le garde des Sceaux veut éviter de nouveaux débordements. Jean-Jacques Urvoas a annoncé, dimanche 11 septembre, dans Le Journal du Dimanche, qu'il allait faire durcir dès "cette semaine" les conditions de détention de certains détenus radicalisés.
Il indique avoir "demandé au nouveau directeur de l'administration pénitentiaire de modifier immédiatement le régime de détention des cinq unités de prévention de la radicalisation" expérimentées en France dans les prisons de Lille-Annoeullin, Fleury-Mérogis, Fresnes et Osny, qui regroupent 89 personnes.
Le ministre de la Justice entend organiser "plus fréquemment" des changements de cellule au sein de ces unités, instaurer des "rotations de cellule systématiques" et multiplier les fouilles. Par ailleurs, "les effets personnels des détenus seront limités au sein des cellules" pour limiter les "caches potentielles", les possibilités de "cantiner", c'est-à-dire d'améliorer la vie quotidienne en prison par des achats, seront réduites et l'accès des détenus aux publications extérieures sera plus étroitement "contrôlé".
Les 188 prisons françaises comptent au total près de 1 400 détenus considérés comme radicaux, selon Jean-Jacques Urvoas. Parmi eux, 325, dont 80% encore en attente de jugement, sont "incarcérés pour une incrimination terroriste".















