La réélection du président Ali Bongo a mis le feu au Gabon. Dans la capitale, Libreville, de nombreux affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants ont fait des blessés et d'importants dégâts. D'après le journaliste de l'Agence France Presse présent sur place, six personnes, victimes de blessures par balles ont été accueillies à la polyclinique Chambrier et ce premier bilan pourrait s'alourdir.
Alors que la situation dégénère, la communauté internationale lance des appels au calme. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a ainsi exprimé "sa profonde préoccupation" devant les incendies volontaires et les affrontements et a exhorté "tous les dirigeants politiques concernés et leurs partisans à s'abstenir de tout autre acte susceptible de porter atteinte à la paix et à la stabilité du pays". Le représentant des Nations-Unis a également appelé les autorités "à s'assurer que les forces de sécurité exercent la plus grande retenue face aux manifestations".
Alors que les tensions sont à leur comble, Ban Ki-moon espère que les dirigeants politiques vont choisir de "résoudre pacifiquement leurs différends et régler tout grief qui pourrait survenir à travers les moyens juridiques et constitutionnels existants".















