Ce samedi 17 septembre, peu après 16 heures, une alerte attentat a été déclenchée par l'application SAIP, le système d'alerte et d'information des populations du gouvernement, dans le 1er arrondissement de Paris. Un important déploiement des forces de l'ordre s'est alors immédiatement mis en place autour de l'Église Saint-Leu, située dans la rue Saint-Denis, dans le quartier Étienne-Marcel. Après 45 minutes de tension intense, la préfecture de police a finalement levé l'alerte, assurant qu'"aucun danger" n'était à signaler.
Selon les premiers témoignages, la panique est née après que des personnes soient sortis de l'Église Saint-Leu en courant, pour une raison toujours inconnue. Les vigiles, ultra prudents, ont alors pensé que quelque chose se passait dans l'édifice et ont fermé les portes. À l'extérieur, les passants ont envisagé le pire et prévenu la police. Le quartier a très rapidement été bouclé. La BRI, le GIGN, les CRS et un hélicoptère immédiatement mobilisés.
Moins d'une heure plus tard, la préfecture de Police a mis fin au suspense et à la peur avec un tweet confirmant qu'"aucun danger [n'était] à signaler dans le quartier Étienne-Marcel dans le Ier arrondissement", mettant fin aux rumeurs de prise d'otages qui créaient l'émoi sur les réseaux sociaux. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé que l'opération de police dans l'Église résultait d'une fausse alerte. "C'est bien une fausse alerte qui a entraîné l'intervention des forces de l'ordre cet après-midi dans une église de la rue Saint-Denis à Paris", a-t-il indiqué dans un communiqué, ajoutant que "les circonstances qui ont mené à cette intervention restent à déterminer avec précision".















