Malgré le plan d'urgence annoncé par François Hollande, la colère des agriculteurs ne faiblit pas. Les blocages se poursuivent et ciblent depuis ce matin les abattoirs. Depuis 4 heures ce jeudi 23 juillet, 150 éleveurs et 70 tracteurs bloquent l'usine de viande Charal de Nozay, près de Nantes. Parmi eux, Charles Guerlais, le président des jeunes agriculteurs de Loire-Atlantique. "Les transformateurs privés ne jouent pas le jeu, ils récupèrent l'argent des grandes surfaces, mais ne le redistribuent pas", estime l'agriculteur, que les annonces faites hier par le ministre de l'Agriculture n'ont pas convaincu.François Hollande a annoncé mercredi 21 juillet le déblocage de 600 millions d'euros pour restructurer la dette des éleveurs et encourager la consommation de viande made in France. Un geste insuffisant pour beaucoup de producteurs. Et si les éleveurs ont décidé de cibler ce matin les abattoirs, c'est parce que le rapport du médiateur des prix les désigne comme les principaux responsables de la crise.















