L’entreprise TGV Est est en deuil. » Depuis le déraillement mortel à hauteur d’Eckwersheim, le bilan s’est encore alourdi. Le parquet de Strasbourg, qui a ouvert une enquête pour « homicides et blessures involontaires », fait désormais état de 11 morts et 37 blessés, dont 12 en urgence absolue. Parmi eux, 4 verraient toujours leur pronostic vital engagé. Des familles des victimes ont pu se recueillir sur les lieux du drame dimanche. Mais, au-delà de la « profonde tristesse » partagée par les cheminots, qui observeront ce lundi matin une minute de silence, la SNCF a promis de jouer « la transparence » sur ce déraillement « inexpliqué à l’heure actuelle ». S’agissant d’un accident « inédit » sur une ligne TGV, « nous devons absolument savoir ce qu’il s’est passé », a souligné Pepy, assurant n’avoir « rien à cacher ». Avant les premières conclusions, d’ici quarante-huit heures, de l’audit interne de la SNCF et celles de l’enquête judiciaire, la direction n'a toutefois apporté dimanche que de maigres éclairages sur les circonstances du drame.















