La préfecture du Pas-de-Calais demandait la fermeture des échoppes du camp de la Jungle de Calais, estimant qu'il s'agissait de commerces illégaux. Le tribunal administratif de Lille a rejeté la demande.
Les dizaines de commerces informels qui ont fleuri dans le camp de migrants de Calais ne fermeront pas. Le tribunal administratif de Lille a en effet débouté ce vendredi la préfecture du Pas-de-Calais qui réclamait l'expulsion d'une soixantaine de "gérants", migrants eux-mêmes, de ces structures de vente illégales, au nom notamment de l'absence de respect des règles d'hygiène et de sécurité du public.
Dans son ordonnance, le juge a estimé ce vendredi que "les préoccupations exprimées par le préfet du Pas-de-Calais sont tout à fait compréhensibles" mais que "les conditions d'urgence et d'utilité requises" par la loi "ne sont pas remplies pour faire droit" à sa demande.















