Le dernier obstacle administratif au démarrage des travaux de l'aéroport, que le gouvernement veut engager à l'automne, a été levé. Le campagnol amphibie, un petit rongeur avec des petites oreilles qui vit dans les cours d'eau est protégé car il n'y en a plus beaucoup en France. Pas de chance pour lui : il habite exactement là où doit être construit l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. En principe quand une espèce est protégée, il ne peut pas y avoir de chantier sauf dérogation. Il faut un arrêté préfectoral. Il a été publié mercredi 14 septembre. Le préfet va organiser des corridors de migration de l'espèce. Il pense que le campagnol, quand il va voir les bulldozers, va s'enfuir et s'installer ailleurs.
Les protecteurs de l'environnement n'y croient pas une seconde et sont très en colère, persuadées que l'espèce est vraiment en danger. Les opposants à l'aéroport vont déposer un recours devant la justice. Mais il y a quand même peu d'espoir pour le rongeur. En revanche, il y a une autre procédure qui, elle, pourrait perturber le début des travaux. Elle est engagée par Bruxelles. L'Europe estime que la France dans ce projet d'aéroport a très mal estimé les dégâts sur l'environnement. Elle a demandé qu'avant de faire quoi que ce soit, l'État français refasse son dossier. Cela devrait prendre encore quatre mois.















