Le Conseil d’État ordonne au maire de Nice d’autoriser l’ouverture d’une mosquée

Le Conseil d'État a confirmé dans un communiqué ce jeudi, l'injonction faite au maire de Nice d'autoriser l'ouverture d'une salle de prière musulmane à l'ouest de la ville. Il valide donc l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif, qui avait ordonné l'ouverture de cette mosquée le 6 juin dernier.

Le Conseil d'État estime que "les lieux de prières existants ne permettent pas aux fidèles du culte musulman d’exercer leur culte dans des conditions normales de dignité et de sécurité", et que cette situation "est aggravée en période de Ramadan".

Il considère également que le refus du maire de Nice "porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte", et ajoute que le maire "ne peut légalement se fonder que sur des motifs de sécurité pour refuser une autorisation". Par ailleurs, "la commission de sécurité avait émis un avis favorable à l'ouverture au public".

Christian Estrosi, le maire de Nice, avait refusé plusieurs fois de signer l'autorisation d'ouverture de cette salle de prière de 1000 places, financée par un saoudien. L'association cultuelle En Nour, qui dénonce un manque de lieux de prières à Nice, avait alors saisi le tribunal administratif.

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