Certains cadres du Front national crient au complot après la fusillade de Munich

Marine Le Pen a témoigné dans un tweet de sa "solidarité" envers les victimes de la fusillade de Munich, certains frontistes pensant que l'auteur de celle-ci est un islamiste et non une personne fascinée par le tueur norvégien Anders Behring Breivik, comme l'a indiqué la police allemande. Mais d'autres frontistes ou proches du FN ont eux dénoncé samedi un silence voire un mensonge des médias et des autorités allemandes.

"Munich, tristesse et deuil : Le silence sur les motivations est plus significatif que les motivations !", a tweeté le député allié au FN du Gard Gilbert Collard samedi matin, avant la conférence de presse de la police allemande indiquant qu'elle voyait un lien entre l'auteur de la fusillade et le tueur norvégien de 2011, responsable de la mort de 77 personnes.

"Munich: Doit-on se contenter de la vérité officielle ? Comme pour Cologne?", a affirmé Robert Ménard, maire de Béziers (Hérault) élu avec le soutien du FN, en référence aux agressions sexuelles la nuit du Nouvel An dans cette ville de l'ouest dont ont été suspectés pour une large part des Algériens et des Marocains.

"Combien de morts faudra-t-il encore ? Pour stopper l'invasion migratoire déguisée en crise de réfugiés #Nice #Munich", a de son côté demandé le maire FN de Hayange (Moselle) Fabien Engelmann au sujet de l'auteur de l'attaque, germano-iranien né à Munich. Et Fabien Engelmann d'ajouter: "9 morts à Munich, nouveau cas de forcené dépressif, surtout pas d'amalgame. Véritable contagion! On nous enfume".

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