e Conseil d'Etat a tranché vendredi après-midi en décidant de suspendre l'arrêté anti-burkini pris par la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Plus largement, la plus haute juridiction administrative a mis en garde tous les maires ayant interdit ces tenues de bain islamiques très couvrantes en rappelant qu'ils ne peuvent restreindre les libertés qu'en cas de « risques avérés » pour l'ordre public.
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a rapidement réagi à la décision qui représente « une victoire du droit et de la sagesse.» « Cette décision de bon sens va permettre de décrisper la situation, qui était marquée par une tension très forte parmi nos compatriotes musulmans, notamment chez les femmes », a déclaré le numéro deux du CFCM, Abdallah Zekri.
Prenant acte de cette décision, Bernard Cazeneuve a appelé à l'apaisement dans un communiqué « Il appartient désormais à chacun de rechercher dans la responsabilité l'apaisement, qui seul est de nature à éviter les troubles à l'ordre public et à conforter le vivre-ensemble », a affirmé le ministre de l'Intérieur.
Plusieurs personnalités de gauche se sont également félicitées de la décision rendue par le Conseil d'Etat comme Frédéric Cuvillier, député PS du Pas-de-Calais et maire de Boulogne-sur-Mer, et Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhone
Une trentaine de communes ont mis en place des arrêtés semblables durant le mois d'août suscitant polémique et débat entre responsables politiques sur fond de campagne présidentielle.















