Les conseillers municipaux socialistes et écologistes de Bordeaux ont annoncé qu'ils comptaient saisir le tribunal administratif. Ils accusent le candidat à la primaire d'avoir masqué un déficit de 44 millions d'euros.
Selon l'opposition de gauche, Bordeaux présente aujourd'hui officiellement un excédent de 5 millions d'euros au compte administratif, obtenu grâce à un emprunt de 49 millions d'euros qui n'a pas été utilisé ni officialisé. Seules figurent des lettres de deux banques s'engageant à prêter de l'argent mais rien n'a été signé. "Il n'est pas question d'emprunts fictifs mais de dépenses reportées sur l'année suivante. Ce sont des emprunts que nous réalisons si nous en avons besoin. Les réaliser avant serait une gabegie, ce serait une trésorerie inutile. C'est de la bonne gestion", avait rétorqué Alain Juppé en juillet dernier, lorsque Matthieu Rouveyre, le chef de file de l'opposition PS avait évoqué ce déficit avant un conseil municipal.
"Ces dépenses ne sont pas encore payées. Elles sont engagées mais ne sont pas décaissées. Il n'y a pas de problème de notre point de vue", avait insisté le candidat à la primaire de la droite en vue de l'élection présidentielle, pour qui il s'agissait d'une manœuvre politique de ses adversaires socialistes. L'opposition municipale avait saisi la préfecture, qui n'a pas jugé opportun de saisir la chambre régionale des comptes. Les élus d'opposition ont donc décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif cette semaine, a indiqué le président d'Europe Ecologie-Les Verts au Conseil municipal, Pierre Hurmic. La mairie de Bordeaux s'est refusée à tout commentaire sur cette affaire.















