Le fonds d'aide aux victimes risque de ne pas avoir assez d'argent pour tout payer. Près de la moitié du fonds a été dépenser pour les attentats de 2015. L'attentat de Nice risque de coûter beaucoup plus.
Un conseil d'administration du Fonds d'aide aux Victimes (le FGTI) va se réunir dans les prochains jours. Officiellement, il n'y a aucun problème de trésorerie pour ce fonds. Mais le 10 février dernier, une mission a été confiée à deux organes d'enquête internes de l'administration : l'Inspection Générale des Finances à Bercy et l'Inspection Générale des Services du Ministère de la Justice car, comme l'indique la lettre de mission, "les indemnisations consécutives aux récents attentats du 13 Novembre (le Bataclan) pourraient fragiliser la situation financière du fonds".
Ce rapport est prêt mais n'a pas été publié à la suite des attentats de Nice. Le fonds dispose en théorie de 1,3 milliard d'euros en caisse. Côté gouvernement, on estime que les attentats de 2015 ont coûté aux alentours de 350 millions d'euros. Côté associations de victimes, on parle du double une fois que l'on aura indemnisé tous les préjudices économiques pour les parents-victimes qui étaient soutiens de famille au Bataclan.















