L'Union européenne et le Canada vont pouvoir signer le CETA. Après plusieurs jours de blocage, le Parlement de la région belge de Wallonie a fini par donner son feu vert à la signature par la Belgique de ce traité de libre-échange. Lors d'une séance plénière extraordinaire, les parlementaires ont adopté par 58 voix "pour" et 5 "contre" la motion demandant au chef du gouvernement wallon, Paul Magnette, d'autoriser la Belgique à apposer sa signature sur ce traité.
"Le CETA amendé, le CETA corrigé, est plus juste que l'ancien CETA. Il offre plus de garanties que l'ancien CETA, et c'est celui-là que je défends devant vous", s'est justifié Paul Magnette, qui a fini par se rallier à l'accord.
La Wallonie était devenue le dernier obstacle à la signature de cet accord économique et commercial global entre l'UE et le Canada, et qui a été négocié pendant sept ans par la Commission européenne et Ottawa. Contrairement au Tafta, projet de traité transatlantique entre l'Europe et les États-Unis qui est au point mort, le CETA est totalement soutenu par les autorités françaises. Il s'agirait même de "l'un des meilleurs accords jamais négociés par l'Union européenne", à en croire ses défenseurs.
Le CETA a pour objectif de renforcer les liens commerciaux entre le Canada et les pays européens, en faisant notamment tomber des barrières à l'entrée des deux marchés (normes et quotas) mais aussi en abaissant les droits de douane pour faciliter les exportations.















