Le maire de Béziers, Robert Ménard, a indiqué qu'il comptait organiser un référendum sur l'accueil des réfugiés dans sa commune, le 8 janvier 2017. Une volonté qui sera débattue au conseil municipal le 18 octobre.
Dans un document que Le Monde s'est procuré, le maire dénonce avoir "appris que le centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) géré par la Cimade allait être agrandi de quarante places" sans que "la préfecture de l'Hérault [n'ait] jugé utile de [l']informer de cette augmentation". Une "absence de concertation" qu'il juge "d'autant plus inquiétante que la volonté du gouvernement est d'évacuer tous les migrants de la jungle de Calais (Pas-de-Calais) dans des CAO [centres d'accueil et d'orientation], dont les emplacements exacts restent à déterminer". Le maire de Béziers a donc décidé de consulter ses administrés en leur posant la question suivante : "Approuvez-vous l'installation de nouveaux migrants, imposée par l'État, sans consultation du conseil municipal ?"
Contacté par Le Monde, l'ancien patron de Reporters sans frontières a justifié sa volonté en indiquant qu'il lui "semble anormal qu'on prenne une décision pareille sans en informer le maire et le conseil municipal. Je veux demander aux habitants ce qu'ils en pensent", a-t-il martelé. Sauf qu'il y a dix jours, le 30 septembre, le tribunal administratif de Grenoble (Isère) a invalidé l'organisation du même type de référendum souhaité par le maire d'Allex (Drôme), le jugeant illégal du fait que l'hébergement d'urgence ne dépend pas de la municipalité mais bien de l'État.















