Alstom : Gérard Larcher reproche à l’État une “opération de rafistolage”

Pour venir à la rescousse du site d'Alstom à Belfort, menacé de fermeture à cause d'un carnet de commandes vierge pour la période 2018-2022, l'État va passer en son nom propre une commande de 16 rames TGV. Ces nouveaux trains, qui ne répondent pas à un besoin immédiat de la SNCF, vont servir à alimenter le réseau Intercités et ne rouleront donc pas sur des lignes à grande vitesse.

Pour Gérard Larcher, invité de RTL, il s'agit tout simplement d'une "opération de rafistolage pré-électorale". Si le président du Sénat y voit tout de même une "bonne nouvelle" pour les salariés de Belfort qui voient leur emploi préservé, il considère que l'État se précipite dans une vision court-termiste. "La responsabilité de l'État, c'est de créer les conditions de la compétitivité. Sans des entreprises compétitives et qui exportent, c'est l'emploi qui est condamné", souligne l'ancien ministre du Travail, très critique contre "l'économie administrée" et ce gouvernement qui "n'a jamais été un bon industriel". En l'absence d'une amélioration de la compétitivité, Gérard Larcher estime que l'économie française doit s'attendre à de "vraies mauvaises nouvelles", en particulier pour "l'industrie ferroviaire" en souffrance depuis bien longtemps.

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