Le Tribunal correctionnel de Nîmes juge ce jeudi le maire Front national de Beaucaire, Julien Sanchez, attaqué pour «mesures discriminatoires» par plusieurs commerçants de sa ville. En juin 2015, en plein Ramadan, l'édile de cette petite ville du Gard (16.000 habitants) avait pris plusieurs arrêtés municipaux imposant la fermeture des commerces la nuit. L'arrêté du 16 juin interdit ainsi «l'exercice professionnel de toutes les épiceries, primeurs, et commerces de distribution de 23 h à 8 h» dans un périmètre délimité du centre-ville». Un autre, en date du 17 juin 2015, interdit «à tous les commerces» de travailler de 23 h à 5 h dans deux rues de la ville.
Six commerçants musulmans ont attaqué ces arrêtés en justice pour «entrave à l'exercice économique par dépositaire de l'autorité publique à raison de l'origine, l'ethnie ou la nationalité». Ils reprochent à Julien Sanchez d'avoir pris des «mesures discriminatoires» en interdisant l'ouverture de magasins la nuit. L'élu se défend de tout racisme.















