Jérôme Cahuzac : si j’ai menti, c’est par omission. Je n’ai pas menti au président les yeux dans les yeux.»

Au lendemain de la reprise de son procès pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. L’ancien ministre du Budget a fondu en larmes au moment d’évoquer les quelques jours qui ont suivi sa démission, le 19 mars 2013, provoquant une interruption de séance d’un quart d’heure.

Il venait d'évoquer sans le dire explicitement avoir envisagé un suicide. «Je sais que je vais être seul pendant trois jours, a expliqué Cahuzac, aujourd’hui âgé de 64 ans. J’ai trois solutions : continuer à nier, avouer ou une autre. Ce sont des souvenirs très durs. Le vendredi soir (ndlr, le 22 mars 2013), je décide de choisir l’autre solution.» A la reprise de l’audience, il a précisé avoir été dissuadé par un ami : «Il ne restait qu’une seule solution, avouer.»

Un peu plus tôt ce mardi, l’ex-chirurgien devenu ministre du gouvernement Ayrault avait détaillé un entretien en tête à tête avec François Hollande, suivant les révélations par Médiapart de l’existence de son compte en Suisse. «La question précise ‘as-tu oui ou non un compte à l’étranger ?’ on ne me l’a jamais posée, a lancé Jérôme Cahuzac. Si j’ai menti, c’est par omission. Je n’ai pas menti au président les yeux dans les yeux.»

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