Malgré les attentats et la crise turque, les vacanciers maintiennent leurs déplacements. Mais, à l'instar du géant allemand TUI, les opérateurs doivent s'adapter. En France, les hôteliers ont passé un mauvais mois de juillet. Selon MKG Group, le revenu moyen de leurs établissements a reculé de 5,5% le mois dernier, grevé par les contre-performances de Paris (-14,8%) et de la Côte d'Azur (-14,3%). Si les Français sont moins nombreux à partir en vacances cet été, la fréquentation étrangère est en berne depuis les attentats parisiens du 13 novembre. «La prolongation de l'état d'urgence, après l'attentat de Nice, va nous pénaliser encore pendant six mois auprès des clientèles coréenne, japonaise et américaine, très sensibles aux questions de sécurité», déplore Frédéric Valletoux, président du comité régional du tourisme Paris Ile-de-France.
Pourtant, tout n'est pas si sombre. En juillet, grâce à l'Euro 2016, Airbnb a accueilli deux fois plus de voyageurs en France par rapport à l'an dernier, 54% de ces touristes étant Français. En Auvergne et en Rhône-Alpes, les hôteliers ont vu leur activité bondir de 14,5% le mois dernier, et les Bretons de 8,4%.
Les agents de voyages ne se plaignent pas. «Cet été devrait être globalement positif, déclare Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, syndicat qui regroupe 3500 points de vente en France. Les Français vont moins partir en vacances (-4% par rapport à 2015), mais ceux qui partent dépensent plus, que ce soit en France ou à l'étranger.» Ainsi, le long-courrier enregistre de meilleures performances que l'an dernier, à commencer par Cuba, l'Asie (Viet Nam, Cambodge, Laos, Birmanie...) et l'Ile Maurice. Mais les meilleures ventes de l'été sont en Europe, avec en tête l'Espagne, l'Italie et le Portugal.















