Malgré la demande de la famille de ce jeune homme de 24 ans décédé le 19 juillet lors de son interpellation, la justice a refusé d'autoriser une nouvelle expertise. "Manifestement, les actes demandés n'étaient pas de nature à apporter des éléments de réponse. Et la question du respect du corps se pose", a déclaré Yves Jannier, procureur de la République de Pontoise.
Les deux premières autopsies avaient permis d'établir que le jeune homme n'avait pas souffert de "violences significatives" pouvant laisser penser à une bavure policière. Dans un premier temps, les conclusions du médecin légiste faisait état d'une "infection" touchant plusieurs organes. Quant à la contre-autopsie, un syndrome d'asphyxie avait été mis en évidence, mais la mention d'une infection n'était plus présente. De nouvelles réponses sur la cause du décès pourraient cependant être apportées par les résultats des analyses de bactériologie, toxicologie et anatomopathologie.
Le résultat de l'une d'elles, l'examen anatomopathologique des prélèvements réalisés sur le coeur d'Adama Traoré, a déjà été transmis à la famille. Il "met en évidence un ensemble de lésions compatibles avec une cardo-myopathie hypertrophique qui est potentiellement la cause directe de la mort", a poursuivi le procureur. Il s'agit d'une "pathologie cardiaque, pour laquelle il peut n'y avoir aucun signe avant-coureur", a-t-il précisé.















