Le Conseil d'État a tranché. La plus haute juridiction administrative de France a rejeté ce 28 juillet la demande de suspension de la vidéosurveillance de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre. D'après les juges, elle ne porterait pas une "atteinte excessive" à sa vie privée. "Ni la loi autorisant cette vidéosurveillance, ni son application au requérant (Salah Abdeslam, ndlr) ne (portent) une atteinte excessive à la vie privée de l'intéressé", estime dans un communiqué la plus haute juridiction administrative.
Une formation de trois juges des référés ont notamment "relevé que cette mesure se justifiait par le contexte d'attentats terroristes en France et la présomption que le requérant bénéficie du soutien d'une organisation terroriste internationale". Salah Abdeslam est actuellement en détention provisoire, dans l'attente de son procès, dans la prison de Fleury-Mérogis. Il a été placé sous vidéosurveillance continue le 17 juin dernier, après décision du garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas.















