La France veut frapper Daech au cœur

Une nouvelle fois,les responsables politiques seront réunis ce matin à l'Elysée autour de François Hollande pour un Conseil de sécurité et de défense. Depuis quelques mois, on ne compte plus le nombre de ces rendez-vous restreints et confidentiels où se décide la politique de la France, signe que la situation est jugée extrêmement préoccupante.

Sur le plan extérieur, pas question de remettre en cause les principes d'une participation française à la coalition anti-EI. Au contraire, le chef de l'Etat devrait confirmer que la France va muscler son dispositif militaire en Syrie et en Irak dans les toutes prochaines semaines. Avec une ligne de conduite très claire : continuer à frapper Daech au cœur de son dispositif pour diminuer sa capacité de nuisance... même si une défaite militaire ne signifiera pas la fin du terrorisme.

« Plus nous laissons l'EI consolider sa présence au Moyen-Orient, plus il engrange des moyens financiers, attire des combattants et planifie des attaques contre nous », a théorisé Jean-Yves Le Drian, la semaine dernière à Washington, devant ses interlocuteurs américains.
Comme prévu, Paris enverra dans le courant du mois d'août des batteries d'artillerie à Bagdad — des canons puissants et précis—pour épauler l'armée irakienne dans son offensive sur Mossoul. Quant au porte-avions « Charles-de-Gaulle », il rejoindra la région en septembre. La reconquête de la deuxième ville irakienne — aux mains des djihadistes depuis l'été 2014 — devrait démarrer d'ici la fin de l'année. La coalition pourrait ensuite s'attaquer à Raqqa, en Syrie, l'autre centre névralgique et symbolique du « califat » autoproclamé.

En attendant, les combats se concentrent actuellement autour de la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie, une localité d'environ 100 000 habitants considérée comme un carrefour terroriste par les services de renseignement.

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