Les athlètes russes seront bien au rendez-vous des Jeux Olympiques de Rio. Les quinze membres de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) ont décidé d'autoriser la Russie à disputer les Jeux Olympiques de Rio (5 au 21 août), dimanche 24 juillet. À une condition cependant : que chaque Fédération internationale repêche, au cas par cas, les athlètes jugés "propres", qui respectent des conditions très strictes édictées par les membres du Comité. Le Comité olympique russe est maintenu et le soin est laissé aux fédérations internationales de trier les sportifs russes non contaminés par le système de dopage étatisé.
"Les sportifs russes des 28 sports olympiques doivent assumer les conséquences de la responsabilité collective (de leur pays) et la présomption d'innocence ne peut leur être appliquée", souligne le communiqué du CIO. "D'un autre côté, la justice individuelle doit être appliquée et tout athlète doit pouvoir prouver que la responsabilité collective ne doit pas être appliquée dans son cas." Le CIO a ainsi défini que le Comité national olympique russe (ROC), "contre lequel aucune preuve n'existe dans le rapport" McLaren sur le système de dopage d'État, ne pourrait sélectionner aucun sportif contrôlé positif au cours de sa carrière.
Le CIO a indiqué plusieurs critères stricts qu'elles devront respecter. Et notamment celui de ne retenir aucun athlète ayant été condamné pour dopage dans le passé, quand bien même il aurait déjà purgé sa peine. Cet argument devrait susciter de nombreuses critiques en Russie et ailleurs: Justin Gatlin, sprinteur américain, est en lice pour le titre olympique sur 100 m à Rio après avoir été deux fois suspendu pour dopage, pendant cinq ans au total.















