Les 19 ministres des Finances de l'Eurogroupe vont aussi, sous pression du Fonds monétaire international (FMI) qui en fait une condition pour s'associer au plan d'aide, débattre des moyens d'alléger l'abyssale dette grecque (environ 180% du PIB). Une réduction pure et simple de la dette n'est toutefois pas à l'ordre du jour, a rappelé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans une interview à paraître dimanche dans plusieurs journaux allemands.

La Grèce, où le Parlement doit approuver dimanche, après 48 heures de grève générale, deux mesures phares de ce troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros -- la réforme des retraites et des impôts --, a besoin d'un accord de la zone euro pour que de nouveaux fonds puissent être débloqués. Le pays a reçu à ce jour 21,4 milliards d'euros, et doit faire face à une échéance de remboursement de 2,3 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 juillet.