Au lendemain d'un week-end de fortes tensions à Calais (Pas-de-Calais), devenue l'épicentre de la question migratoire en France, le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) a renvoyé au 22 février le procès de huit manifestants, dont six migrants, qui étaient montés illégalement sur un ferry samedi. Les huit prévenus sont poursuivis pour «infraction au code des transports» et s'exposent à une amende de 3.750 euros et 6 mois de prison, a précisé le procureur.
Les six migrants, qui comparaissaient lundi sous le régime de la garde à vue, «seront maintenus en détention», a précisé le président du tribunal, Jacques Bresson. «Vu leur situation irrégulière sur le territoire, la volonté de se rendre par tous les moyens en Angleterre fait courir le risque de réitération» d'un passage à l'acte, a expliqué le tribunal au sujet de ces migrants de nationalité afghane, soudanaise et érythréenne.
Le tribunal a décidé en revanche de relâcher les deux autres personnes, des militants français de l'association altermondialiste No Border, en les plaçant sous contrôle judiciaire.















