A l'aube de 2016, François Hollande a présenté ses voeux du Nouvel an aux Français avec pour fil rouge le combat contre le terrorisme et la lutte contre le chômage . Cette allocution de 7 à 8 minutes, de sa dernière année pleine de son quinquennat, était empreinte de «gravité et de solennité» après une année 2015 marquée par le terrorisme. Enregistrée sous les ors du Salon Napoléon III de l'Elysée, peu avant sa diffusion à la radio et à la télévision, cette allocution est restée conforme à la tradition sur la forme. C'est depuis ce même salon que le chef de l'Etat s'était exprimé les 7 et 9 janvier, après l'attentat contre Charlie Hebdo, puis les 13 et 14 novembre, lors d'une nouvelle vague d'attaques jihadistes d'une violence sans précédent, avec 130 morts à Paris et Saint-Denis.
«500 000 personnes de plus vont être accompagnées vers les métiers de demain. Les filières de l'apprentissage vont être développées. Cet effort en faveur de la génération qui vient est un devoir sacré. C'est aussi ça l'unité nationale». «Des nouvelles aides vont également être mises en place», ajoute François Hollande, sans rentrer dans le détail. Il pourrait s'agir de chèques emplois destinées à inciter les employeurs à recruter parmi les chômeurs.
«Je vous doit la vérité. Nous n'en avons pas fini avec le terrorisme. Mon premier devoir c'est de vous protéger. Et d'attaquer le mal à la racine, en Syrie et en Irak. Mais aussi agir sur notre territoire». En guise d'exemple, le président a notamment évoqué une «réforme des services de renseignements».















