La séance des questions au gouvernement a été particulièrement agitée, ce mardi après-midi à l'assemblée nationale. Consacrée quasi-exclusivement aux attentats de Paris, elle a surtout marqué la fin de l'union nationale... "Nous allons vite", a ainsi tenté Manuel Valls. "C'est un peu tard", a-t-on entendu sur les bancs de l'opposition. "Nous allons vite dans l'analyse et dans l'action", a repris difficilement le Premier ministre. "Soyons dignes, soyons des patriotes rassemblés pour abattre le terrorisme !" s'est emporté le Premier ministre. La droite n'a pas bougé - seule une poignée d'élus dans ses rangs s'est jointe aux applaudissements. Laurent Wauquiez et Christian Estrosi sont ensuite montés au créneau, avec leurs propositions de "centres d'internement" pour les fichés S - déjà balayés d'un revers de main par Sarkozy : "Je ne veux pas d'un Guantanamo à la française". "Il n'y a plus de place pour les demi-mesures", s'est justifié Laurent Wauquiez ; "Pourquoi tant de sang versé et tant de larmes pour que vous nous entendiez ?" a enchaîné le second, déclenchant des huées à gauche.















