Droit d’asile : les dépenses en hausse de 52% en 5 ans

Selon le constat dressé par la Cour des comptes dans un référé publié mardi 20 octobre, la politique d'asile est "mal maîtrisée" en France. Pour l'institution, celle-ci serait "mal maîtrisée", comme elle l'explique dans un rapport sur "l'accueil et l'hébergement des demandeurs d'asile", signée du premier président de la Cour, Didier Migaud. Après des fuites en avril dernier - Le Figaro s'était procuré un document interne et provisoire -, ce rapport était très attendu. Si Dider Migaud regrette "une lecture hâtive et polémique" des travaux, il pointe lui même du doigt certaines défaillances en matière d'asile. Un sujet aujourd'hui extrêmement sensible en pleine crise migratoire en Europe. Le nombre de personnes déboutées, c'est-à-dire que leur demande n'est pas jugée fondée par le tribunal. "In fine, plus de 96% des personnes déboutées resteraient en France", affirme le document publié ce mardi. Un chiffre calculé pour 2014, qui ne prend toutefois pas en compte les titres de séjour obtenus légalement pour un autre motif après le rejet de la demande d'asile. La Cour s'appuie sur des chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF), faisant état de 1.432 éloignements sur 40.206 personnes déboutées en 2014.

Un chiffre contesté par Manuel Valls. Dans un courrier, le Premier ministre a "regretté" que la Cour ait négligé dans ce calcul les cas des demandeurs d'asile obtenant dans le respect du droit un autre titre de séjour, ainsi que les départs volontaires.

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