C'est le cri d'alarme que lance jeudi la Fédération internationale de gynécologues-obstétriciens en s'appuyant sur une "accumulation de preuves des impacts sur la santé des produits chimiques toxiques, y compris d'effets transgénérationnels". Sur le banc des accusés, les polluants (pesticides, plastiques, solvants). Ils seraient responsables des fausses couches et pertes foetales, de troubles de la croissance foetale, du faible poids à la naissance, de malformations congénitales, d'atteintes des fonctions cognitives ou du neuro-développement. Mais aussi de cancers de l'appareil reproducteur, de la baisse de la qualité du sperme et de l'hyperactivité chez l'enfant.
Cet appel cible tout particulièrement les perturbateurs encocriniens qui auraient comme effet de "dérégler les hormones chargées de régler les fonctions reproductives et de développement". Globalement, "l'exposition à des produits chimiques toxiques est permanente pendant la grossesse et l'allaitement et menace la reproduction de l'espèce humaine."















