"L'Association pour une démocratie directe" rapporte mardi 19 avril que 80 "hauts parlementaires" français se partagent 1,5 million d'euros annuels en "indemnités spécifiques de fonction" que l'association considère comme des "suppléments illégaux". Selon le site de l'organisation, ces parlementaires "touchent une rallonge mensuelle défiscalisée pouvant aller jusqu'à 7.057,55 euros" et qui est liée à leur fonction particulière.
Il semblerait que les présidents des deux chambres législatives touchent chacun 7.057,55 euros mensuels en plus de leur rémunération de base, que les questeurs de l'Assemblée nationale obtiennent 4.927,50 euros en bonus, ou encore que les rapporteurs généraux du Sénat ont droit à une indemnité supplémentaire de 2.030,64 euros. Au total, le montant de ces indemnités représente plus d'un million d'euros pour le Sénat et plus de 500.000 euros pour l'Assemblée nationale.
"L'Association pour une démocratie directe" considère que ces indemnités spécifiques sont illégales car la loi organique et les règlements des deux chambres du Parlement précisent que la rémunération se limite à "une indemnité parlementaire complétée par une indemnité de fonction [dont] le mondant est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire". En revanche, rien ne prévoit le versement de ces "indemnités spécifiques".















