Jean-Louis Debré tente de forcer un barrage policier en Avril

Selon le quotidien "Le Parisien" , l'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a tenté de forcer un barrage policier le 9 avril dernier à Paris. Il n’occupe, à ce jour,  plus aucun mandat mais il fut à l’Intérieur de 1995 à 1997 puis président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 et enfin président du Conseil constitutionnel jusqu’au 5 mars dernier.

Jean Louis Debré, à bord d’une Peugeot 508 banalisée police, fait un demi tour «à l’arrache» et franchit une ligne continue. Un des policiers sur le dispositif le remarque, le stoppe à un feu rouge et lui explique qu’il ne peut pas passer à cause de la manifestation. Jean-Louis Debré baisse alors la vitre teintée de sa voiture : «Je suis de la maison. Vous devez me faire passer !». Le brigadier lui demande de présenter sa carte de police. Debré précise qu’en fait, il n’est «pas vraiment de la police» mais «un ancien ministre de l’Intérieur» et qu’il «roule d’ailleurs avec un véhicule du SPHP» (Service de Protection des Hautes Personnalités, nldr). «Le service est au courant», assure-t-il.

Le policier ne se démonte pas et lui demande les papiers du véhicule. Jean-Louis Debré n’a ni carte grise ni attestation d’assurance mais sa carte d’identité et son permis de conduire. L’homme politique téléphone alors à un commissaire de police qu’il connait et tend le combiné au fonctionnaire qui refuse de le prendre et, toujours en ligne, demande au brigadier son RIO (matricule) et le service auquel il est affecté. «J’ai effectivement téléphoné à l’inspecteur qui me suit, reconnait Jean Louis Debré. Le policier m’avait dit «Je suis contre les privilèges !».

Au final, Jean Louis Debré, qui venait de chez ses « petits-enfants» avec la voiture du SPHP «qu’ils m’ont prété pour faire des courses» et se rendait à son domicile, passera le barrage policier. «C’est bon ! Partez», m’a dit le brigadier. Il sera demandé au policier d’écrire un rapport sur l’incident.

 

 

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