Après la dégradation des radars, contrôles accrus sur les routes de l’Oise

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes "près de 60% des radars routiers ont été dégradés" a déclaré le ministre de l’Intérieur lors de sa présentation des vœux à la gendarmerie le 10 janvier 2019. Ce chiffre correspond à la proportion de radars dégradés depuis le 17 novembre, certains ayant pu être remis en service depuis lors, d’autres non.

Les actes de vandalisme sur les radars ont des conséquences importantes en matière de sécurité routière. La forte baisse du nombre de radars fixes en fonctionnement a pour effet une augmentation de la vitesse d’un certain nombre de véhicules.

En décembre 2018, on constate une augmentation de 20 % des flashs émanant de radars dont la photo n’est pas exploitable. Toute augmentation de la vitesse, en tant qu’elle augmente le risque, a pour effet d’augmenter le nombre d’accidents et donc le nombre de morts. La dégradation des radars est un acte qui emporte une responsabilité très grave, au delà du fait qu’il s’agit de la destruction ou de la dégradation d’un bien public qui sera réparé par des fonds publics, qui de ce fait ne seront pas utilisés pour l’entretien des routes.

De nombreux radars ont été vandalisés ces derniers mois sur les routes de l’Oise. Afin de maintenir un niveau élevé de sécurité sur les routes de l'Oise, le préfet a demandé aux gendarmes et aux policiers d'intensifier les contrôles routiers mobiles. Le coût d'intervention sur les équipements radars dégradés est élevé.

Les sociétés de maintenance des équipements radars effectuent des tournées régulières pour remettre en état les équipements dégradés. Un tag ou une vitre cassée coûtent en moyenne 500 euros à réparer. Le remplacement d’un radar fixe et discriminant coûte entre 60 000 et 80 000 euros.

Le remplacement d’un radar vitesse moyenne coûte entre 120 000 et 200 000 euros. La dégradation de radar est un délit qui relève des articles 322-1 et article 322-2 du code pénal. Elle entraîne donc inscription au casier judiciaire. Les amendes vont de 3 750 à 75 000 euros.

 

Photos préfecture Oise /Oise Média

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